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| Germinal |
| Ils ne sortiront plus;tout noirs,du fond des puits,
Les yeux à demi clos,blessés par le grand jour,
La fosse va fermer,dés demain,pour toujours,
L'Erèbe des mineurs retrouvera la nuit.
Ils n'iront plus chercher,au profond de la terre,
Le charbon qui permis de chauffer les foyers,
Qui nous a apporté la fonte et puis l'acier,
Et qui nous attendait depuis des millenaires.
Ils ont donné leur sang,leur sueur et leur vie,
Dans le bruit des haveuses et la chaleur du fond,
Ils ont mangé la roche et noirci leurs poumons,
Pour que nul d'entre nous n'ait jamais froid chez lui.
Les terrils semblaient etre nos seules montagnes,
Protégeant de leur ombre à leur pied rassemblés,
Les corons,habitat de ces gens mal aimés,
Qui y retrouvaient la,leurs enfants,leur compagne.
Quand les vieux seront morts arrivera l'oubli,
De toutes ces fatigues et de toutes ces peines,
Personne ne saura plus ce que fut la vie,
Du mineur,tué par une tache inhumaine.
Et tout va s'endormir,pour un trés long sommeil,
Les friches vont rester,humbles témoins du temps,
Ou le Nord et la mine allaient se confondant,
Dans un pays noir qui semblait fuir le soleil.
C'est l'image qu'en ont beaucoup de gens encore,
Oh!ils n'ont pas daigné se déplacer chez nous,
Ils ne sauront jamais comme il peut etre doux,
De flaner dans nos bois,d'y voir les fleurs éclore.
MAI 1990
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| Ecrit par creapoemes le 01/10/08 |
| Celui-là, il est superbe ! |
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